Étiquette : autonomie

  • Comment créer son environnement pour apprendre et réussir

    Comment créer son environnement pour apprendre et réussir

    Qu’avez-vous appris aujourd’hui ?

    Apprendre ne se limite pas à accumuler des connaissances : il s’agit de créer un environnement qui nous permette de grandir, de tester, d’expérimenter, et d’intégrer de nouvelles compétences. Cet environnement personnel, influencé par celles et ceux qui nous entourent, peut devenir un moteur puissant pour développer notre autonomie et notre confiance. Dans cette démarche, la sécurité psychologique joue un rôle central. Comme le définit Amy Edmondson dans Fearless Organizations, il s’agit de “la croyance que chaque personne peut partager une crainte, un doute, une question, une erreur, sans craindre de reproche, de réprimande ou d’humiliation de la part de son équipe.”

    Pourquoi la sécurité psychologique est clé dans l’apprentissage

    Pour progresser, il est essentiel de se sentir en sécurité pour oser. Un exemple concret illustre cela : dans un espace collaboratif, une équipe peut établir une liste de défis à relever — comme ne pas parler pendant dix minutes, partager un poème ou proposer une idée originale. Chaque défi réalisé est rayé et signé, puis remplacé par un nouveau. Cette pratique, inspirée de l’article Making it safe(r) to fail in teaching, favorise la confiance, permet de tester des idées sans crainte et renforce la sécurité psychologique.

    Ainsi, apprendre devient un acte collectif et positif : les succès et les erreurs de chacun nourrissent l’apprentissage commun. Les équipes qui adoptent ce type de pratiques constatent un engagement plus fort et une autonomie accrue chez toutes et tous.

    Comprendre son cerveau et ses profils d’apprentissage

    L’apprentissage efficace repose sur la connaissance de soi et de son cerveau. Le cerveau humain fonctionne avec deux lobes : le gauche, analytique et logique, souvent lent, et le droit, créatif, instinctif et rapide. Les méthodes classiques d’apprentissage favorisent trop souvent le lobe gauche. Pourtant, le lobe droit, lorsqu’il est mobilisé, crée des connexions entre les savoirs existants et enrichit notre compréhension.

    Mais au-delà des lobes cérébraux, chaque personne a un profil d’apprentissage propre :

    • Le perfectionniste cherche la perfection et redoute l’échec ;
    • L’intellectuel a soif de savoir et préfère la réflexion ;
    • Le rebelle se confronte à l’autorité et teste les limites ;
    • Le dynamique s’implique activement et n’a pas peur de l’inconnu ;
    • L’aimable a besoin d’attention et de reconnaissance ;
    • L’émotionnel réagit de manière créative et originale ;
    • L’enthousiaste voit le positif mais peut avoir du mal à se discipliner.

    Enfin, intégrer une philosophie zen telle que le jishu geiko 自習稽古 encourage à ralentir, à prendre de la distance et à laisser l’esprit assimiler les connaissances. L’espace que l’on offre à notre esprit et le repos accordé au corps deviennent des germes de progression future. Toutefois, il est crucial de maintenir un lien avec la pratique pour ne pas perdre le rythme.

    Appliquer le modèle SQ3R pour apprendre efficacement

    Pour transformer l’apprentissage en expérience productive, le modèle SQ3R offre un cadre structuré :

    • Summarize : lire le sommaire et formuler des hypothèses sur le contenu ;
    • Question : poser des questions liées aux hypothèses, ce que l’on souhaite comprendre ou réaliser ;
    • Read : lire le contenu attentivement ;
    • Recite : noter tout ce qui a été retenu, par exemple via une carte mentale ;
    • Review : revoir les notes, compléter et synthétiser le savoir acquis.

    Cette approche, inspirée du livre Pragmatic Thinking and Learning – Refactor Your Wetware, permet de structurer son apprentissage, de tester ses connaissances et de les renforcer progressivement. Elle encourage la réflexion active plutôt que la simple mémorisation, favorisant ainsi l’autonomie et la confiance en ses capacités.

    C’est simple, c’est maintenant à vous de jouer. Créez votre environnement d’apprentissage, mobilisez vos compétences cérébrales et votre profil, et utilisez SQ3R pour structurer votre progression. Chaque petite action, chaque défi relevé, contribue à construire une culture de sécurité psychologique et d’autonomie.

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  • L’autonomie au travail : libérer la créativité et la confiance

    L’autonomie au travail : libérer la créativité et la confiance

    Et vous, comment allez-vous rendre autonome vos équipes ou vos collègues ?

    Pourquoi l’autonomie est essentielle

    Dans le monde professionnel actuel, l’autonomie au travail n’est plus un simple atout : elle est une condition nécessaire à l’innovation, à la motivation et à la sécurité psychologique des équipes. Trop souvent, managers et dirigeants confondent auto-organisation et auto-gestion, pensant que déléguer un objectif suffit à créer de l’autonomie. Pourtant, cette distinction est fondamentale.

    Comme le souligne Johann Chapoutot dans Libres d’Obéir, l’auto-organisation consiste simplement à fixer un objectif et à demander au groupe de l’atteindre coûte que coûte. Cela déplace la responsabilité : la réussite ou l’échec dépend désormais du groupe et non du commanditaire. Cette forme d’autonomie superficielle peut engendrer de la pression, un stress accru et des comportements toxiques, car les membres cherchent à atteindre l’objectif à tout prix, parfois en enfreignant la morale.

    À l’inverse, l’autonomie réelle repose sur un équilibre subtil entre confiance, cadre clair et sécurité psychologique. Cette dernière se définit comme la croyance de ne pas être puni si l’on exprime un doute, une crainte ou une erreur lors d’un échange interpersonnel. Sans cette sécurité, les individus hésitent à partager leurs idées, à prendre des initiatives ou à expérimenter de nouvelles approches. La sécurité psychologique est donc le socle sur lequel l’autonomie peut véritablement s’exprimer.

    Enfin, l’autonomie implique la possibilité d’échouer. Amy Edmondson, dans The Right Kind of Wrong, distingue plusieurs types d’échecs : ceux évitables, ceux complexes liés à des événements anodins aux conséquences négatives, et ceux dits « intelligents », qui mènent à de nouvelles découvertes et à l’innovation. Permettre aux équipes d’échouer sans réprimande est donc une condition sine qua non pour que l’autonomie génère de la créativité et de la valeur ajoutée.

    Les conditions de l’autonomie

    Mais attention, autonomie ne veut pas dire abandon : elle demande un cadre clair et une culture de confiance. Pour qu’une équipe ou un·e collaborateur·rice soit autonome, plusieurs conditions doivent être réunies.

    L’autonomie ne signifie pas l’absence de règles ou de structure. Au contraire, un cadre précis permet de canaliser l’énergie et les initiatives. Les objectifs doivent être compris et co-construit par tous, la manière d’y parvenir est ensuite laissée à l’initiative des individus.

    Accorder la confiance aux équipes ne suffit pas. Les manager·es doivent adopter une posture basse, qui consiste à accompagner plutôt qu’à contrôler, à poser des questions plutôt qu’à imposer des solutions. Cette posture favorise l’initiative, stimule la créativité et encourage la collaboration horizontale. Elle transforme l’espace de travail en un lieu où chacun·e peut proposer, tester et apprendre.

    Être autonome nécessite un environnement où il est possible de se tromper sans crainte de réprimande. La sécurité psychologique est ici centrale : elle permet à chacun·e d’être authentique et vulnérable, de partager ses idées même si elles semblent risquées ou inhabituelles. Cela crée un climat où l’innovation devient naturelle et où l’apprentissage collectif se développe.

    L’autonomie est renforcée lorsque les initiatives sont visibles et valorisées. Il ne s’agit pas seulement de tolérer l’erreur, mais de célébrer les apprentissages issus de l’expérimentation. Ce retour positif nourrit la confiance mutuelle et incite à poursuivre l’exploration de nouvelles idées.

    Exemple et leçons pratiques

    Un exemple emblématique de l’autonomie fructueuse est l’invention des Post-it. Les équipes de recherche souhaitaient créer une colle ultra forte. Une erreur de formulation donna une colle peu collante, qui semblait inutile. Plutôt que de rejeter cette découverte, les équipes eurent l’idée de l’appliquer sur des petits morceaux de papier repositionnables, donnant naissance aux célèbres Post-it. Cette innovation est directement liée à la liberté de tester, d’expérimenter et de transformer une erreur en opportunité.

    L’autonomie favorise l’innovation : lorsque les individus sont libres de tester et de proposer, des découvertes inattendues émergent.

    Comment rendre vos équipes autonomes ?

    • Construisez ensemble les objectifs et laissez la latitude sur les moyens.
    • Créez un climat de sécurité psychologique en adoptant une posture basse et en valorisant les initiatives.
    • Autorisez l’échec intelligent comme source d’apprentissage et d’innovation.
    • Encouragez la vulnérabilité et l’authenticité pour renforcer la sécurité psychologique.
    • Célébrez les succès et apprentissages collectifs pour renforcer la culture de l’autonomie.

    Favoriser l’autonomie, c’est permettre à chacun·e d’innover, d’apprendre de ses erreurs et de contribuer pleinement à la réussite collective.

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